09 février 2007

Quand je r'garde

C'est fou comme des fois, on aimerait que ce soit les autres qui fassent nos choix. Et là ça m'aurait vachement arrangé. N'empêche que demain vers 14h30, ce sera à moi de trancher, tout seul comme un grand. Tu parles d'un cadeau d'anniversaire.

***

En parlant de cadeau, ma sœur tenait à marquer le coup de ma trentaine avec un beau cadeau. Alors je me suis creusé le ciboulot… Le robot mixer pour faire encore plus de bonne chose à manger, ma mère m'a déjà donner l'argent pour que je me l'achète (mais à chaque fois que je vais chez le "contrat de confiance", soit le modèle qui m'intéresse n'est plus en stock, soit ce sont les vendeurs qui ne sont plus en stocks et passer dix minutes à faire le poireau devant un Moulinex couleur framboise, je ne suis pas plus fan que ça). Alors je me suis souvenu qu'un de mes fantasmes c'est un caméscope numérique.

Et là je me suis surtout souvenu de la flopée de cadeaux que j'ai voulu très fort sans jamais m'en servir plus qu'en gadget. Pas seulement les éphémères jouets de mon enfance, mais aussi ce synthé resté trop longtemps dans un placard avant d'être victime de l'ire rangesque de mon ex, cet appareil photo (pas numérique), ou ce dictaphone qui n'ont pas résisté plus de quelques semaines avant de sombrer dans l'oubli.

Alors une caméra numérique, au prix où ça coûte, ça me faisait un peu chier de demander ça, avec le risque potentiel d'oubli.

J'en parlai l'autre soir avec ma môman (sans toutefois lui faire l'inventaire de tout ce qu'elle m'avait offert pour rien, ou presque) et elle m'a dit cette phrase formidable que d'autres m'avaient dit (je pense à toi Adeline, à toi aussi Chien fou,), mais forcément dans la bouche de sa mère… "Tu as changé".

Alors je le fais ce pari, et j'accède à un vrai moyen de réaliser ces courts-métrages vaguement imaginés, de passer à l'action personnelle en matière de réalisation. Demain, ou lundi au plus tard, j'aurai dans les mains un appareil qui couplé avec mon cher ordi, me donnera de vrai possibilité de concrétiser des rêves.


On verra alors si j'ai vraiment changé, ou si je n'ai fait que vieillir.

06 février 2007

Cent ans

Ca faisait longtemps…

Ca tremble depuis quelques semaines. Une situation un peu bâtarde qui ne se décante pas parce que je ne fais rien pour. Oh ça pourrait être pire bien sûr, et j'arrive à me créer plus d'opportunité que je ne l'aurai cru dans mon milieu professionnelle. Ma relation avec Puce dure sans que je m'y sente enfermé (malgré quelques clignements tout de même). Le bordel résident dans mon appartement depuis ma rupture de l'année dernière ne se décide pas à partir tout seul, et mon ventre exige un régime salutaire pour rentrer dans des proportions qui me sembleraient plus convenables. Quelques craintes infondées pour ma santé.
En bref, ça ne bouge pas, et il ne devrait pas y avoir de quoi faire trop vaciller mon moral, puisque je m'épanouissais pleinement dans la situation il y a encore quelques semaines.

Bien sûr j'ai des crises de maladresse, tant physique que sociale, qui m'épuisent et me font parfois douter de ma condition mentale.

Mais c'est pas ça…

Ca fait bientôt un an que ça c'est mis à bouillir avec celle qui a partagé ma vie trois ans, et la venue de l'anniversaire de cette rupture pourrait me marquer, même inconsciemment.

Mais c'est pas ça…

C'est bien un anniversaire, mais à bien y réfléchir, c'est le mien. Le chiffre 30 pointe le bout de son nez à la fin de la semaine, et malgré toutes les dénégations de rigueur, je dois avouer que ça me remue. Ca fait quelques mois déjà que j'ai pris mon premier "coup de vieux" (j'en avais parlé dans ces pages), mais les choses vont devoir changer. Ou il va falloir que j'accepte de changer mes comportements que je rentre dans un rang que je toise fréquemment avec mépris, soit j'assume cette curieuse marginalité, que je qualifiais il y a encore quelques années de semi-conformisme.

Ca tourne dans ma tête tout ça.

Je sens que je vais réécrire un peu ici…

14 octobre 2006

Il fait si beau

Un petit texte pour dire que je suis toujours là. Un petit texte pour dire que des fois, la vie suit son cours, et que c'est pas mal.
Bien sûr mon appart' est en bordel et la poussière s'accumule (bien que j'ai changé récemment le sac de l'aspirateur ce qui n'avait pas dû être fait depuis trois ans). Bien sûr mes relations avec Miss Puce sont étranges, elle qui vit dans un climat d'instabilité qui la pousse à me demander davantage que ce que je lui donne. Bien sûr je suis un salaud de ne pas avoir rappeler Miss Parapluie depuis un mois, ne serait-ce que pour dire coucou et savoir comme elle va.

Mais bon... Mon appart' je l'ai et j'y suis bien, je reçois même des gens. Pas la moindre détresse affective ou sexuelle à l'horizon, ce qui me rend bien plus fréquentable et disposé à toute sorte de relation sociale (y compris certaines chargées d'une ambiguïté toute supportable). Un environnement professionnel qui multiplie les opportunités sans même que je sois contraint à faire beaucoup de démarche (on m'appelle, le rêve quoi).

Donc ça va bien, et je pouvais bien passer vous l'écrire. Non pas que la situation actuelle soit le nirvana auquel j'aspire, mais bien un état de calme tout à fait agréable à titre transitoire.
Faut juste que je me remette au sport, et que je rappelle plein de gens, vieille ou moins vieille connaissance, pour prendre des nouvelles ou entretenir le feu intellectuel des rencontres récentes...

Je m'imagine bien dans un hamac à l'ombre d'un soleil bienveillant, bercé par une musique agréable (au passage je vous conseille l'excellent album "Lipopette bar" de Oxmo Puccino & the jazzbastards, quand du bon rap rencontre du jazz).

C'est tout ?
Oui.

04 octobre 2006

Elle était si jolie...

C'était vendredi soir. Avec deux mois de retard j'organisais le repas d'anniversaire de ma mère. Petit comité : ma mère, ma soeur et moi. J'avais mis les petits plats dans les grands, préparé un menu du tonnerre...
Il ne manquait plus que le bouquet de fleurs. Laissant mes fourneaux quelques instants j'ai couru chez le fleuriste voisin, celui qui met une petite coccinelle sur ses emballages.

Elle était jolie cette demoiselle qui hésitait sur la composition florale que lui présentait la fleuriste. Jean bleue, veste de la même couleur et du même tissu, t-shirt blanc, simple, toute simple. Je la trouvais belle dans cette simplicité. Du coin de l'oeil je la regardais tandis qu'une autre fleuriste assemblait les sept roses anciennes pour ma mère.
L'idée s'est formée doucement dans ma tête, et rapidement je su que j'allais le faire. Mon coeur se mit à battre comme celui d'un gamin, une espèce de trac bizarre, comme avant un premier baiser.
Juste avant de payer mon bouquet, j'ai saisi une belle rose orangée que je n'ai pas voulu emballer. Juste avant de sortir je l'ai offert à cette jolie inconnue en lui souhaitant bonne soirée.

Puis je suis sorti rapidement de chez le fleuriste, retournant à mon repas en préparation, gardant dans un coin du coeur un sourire simple et beau. Un sourire qui n'avait pas besoin d'être plus, pour suffire à mon bonheur d'un soir.

15 septembre 2006

Coeur de loup

L’autre jour une amie a abordé la question du titre de mon blog. N’est-il pas temps de le changer ? Telle était l’interrogation soulevée. Je ne le crois pas. Bien sûr mes errements sensuels et sexuels ont considérablement fait évoluer la question de mes amours, et le moins qu’on puisse dire c’est que mon état d’esprit à changer en six mois.

Le jeu de la séduction ne m’effraie plus comme il le faisait, et je peux m’y engager sans risquer de m’y briser. Bien sûr la notion de faux-semblant et d’apparence qu’il suppose ne me plait guère dans mes envies d’honnêteté et de franchise. Mais j’arrive tout de même à trouver une ligne de conduite satisfaisante dans ses situations.
Sauf qu’il s’agit là de l’esprit, du corps parfois, mais pas du cœur. Celui-là reste très discret. Bien sûr nier mes élans de tendresse envers Miss Puce (et dans une moindre mesure Miss Parapluie) serait ridicule. Toutefois nulle trace d’Amour avec un grand A, dans tout cela. Sur le plan du plus exaltant des sentiments, c’est le désert complet. Et lorsque je me questionne dans la plus grande franchise, il ne me semble pas que la place soit toujours occupée par mon ex.

Une camarade avec qui je travaille en ce moment me suggérait dans un élan de psychanalyse de comptoir que je me protégeais en refusant d’aimer. Peut-être, sûrement… Et alors ? Je ne considère pas que ce soit mauvais de vouloir s’éviter certaines douleurs. Et si je protège mon cœur, ce n’est sûrement pas pour jouer avec.

Et puis le cœur ce n’est pas que de l’Amour, ce sont aussi des sentiments très divers. Au nombre desquels, il y a mes rêves et mes aspirations… Mes aspirations sociales notamment, et là, vraiment, je n’ai pas le cœur à jouer.

Mais je ne me plains pas de ma vie en ce moment, la preuve, c’est que je la range.

29 août 2006

I Can See Clearly Now

Ma saison pour le ménage, ça ne doit pas être le printemps. Je ne vois que ça.

Ce week-end (étendu au vendredi), hop, crise de rangement. A l'origine, deux filles venaient manger chez moi le soir, dont mon ex, il fallait donc que le lieu soit un minimum présentable. Et puis au cours de la discussion de fil en aiguille, un malaise s'est insinué en moi. Bien sûr je ne veux pas couper les ponts avec elle, mais quand même, je ne m'étais pas aperçu la distance qui s'était créé entre nous deux. Il y a quatre ans, quand nous nous sommes croisés pour la première fois, nous étions sur la même longueur d'onde, le même humour, un regard commun sur la vie… Une même solitude aussi, qui trouvait écho chez l'autre. Et puis là, j'avais l'impression de faire face à quelqu'un que je ne connaissais plus, que je ne comprenais plus. Jusque dans le choix de son nouveau mec. Cette distance n'a pas pu se créer en seulement six mois, ça prouve que notre couple allait encore plus mal que je ne le pensais. Il était temps qu'on arrête.

J'ai moins envie de la voir mon ex, d'un coup. Toujours pas envie de couper les ponts, mais je laisserai le temps, le hasard et les "grands rendez-vous" (crémaillère, anniversaire) faire leur œuvre pour que nous nous recroisions.

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Le ménage je ne l'ai pas que commencer dans mon appartement (où il y a quand même énormément de boulot), un peu aussi dans ma vie en dilettante qui végétait encore dans les restes de mes activités scénaristiques et des vestiges de mon couple.

Je jouais beaucoup à un jeu en ligne, dont j'étais même animateur. Mais mon rapport à ce jeu avait atteint une dimension complètement aliénante, et avait finalement évolué en une dépendance où ne subsistait plus beaucoup de plaisir. Alors j'ai fait mes adieux au jeu, sans tambour ni trompette, j'ai demandé à ce que mon compte soit détruit. Véritable libération, je re-découvre les semi-joies de la vraie vie autour. Bien sûr mes activités ne sont pas vraiment nouvelles (figurines & co), et la saison ne m'a pas encore permis de commencer ce nouveau sport pas encore choisi mais que je veux fermement pratiquer.

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Après deux mois d'été de réflexion et d'introspection (promis j'y reviendrai bientôt), je tire le bilan de ma relation passée et même si celle-ci était déjà enterrée, la période de deuil est maintenant finie. J'ai envie de sortir, m'aérer, reprendre la vraie vie, pas la virtuelle, me réapproprier complètement mon appartement, donner de la place à ce qui en mérite.

Trouver de nouveaux objectifs, de nouveaux rêves, pour pouvoir aller au bout de ceux-ci…

24 août 2006

Voilà L'été

Je déteste le mois d'août. Profondément. Depuis 9 ans, environ. Pendant trois ans ce fut un mois d'attente, puis ce fut un mois de trahison révélée… Et même si ces dernières années offrirent des mois d'août moins pénibles, il n'en reste pas moins que je n'aime pas ce mois.

C'est un mois seul. En août personne n'est là, ou presque. Les gens vont et viennent et oublient toujours de prévenir quand ils sont sur La ville elle-même n'avance plus au même rythme. Pas moyen de se noyer dans la foule, dans l'activité urbaine… Ce ne sont pas que les proches qui sont partis, c'est la vie citadine tout entière qui prend une pause.

A cette heure où j'ai besoin de m'oublier, se noyer au milieu d'inconnu ou dans un excès d'activité, je me retrouve bien trop souvent exposé à mon ordinateur, à garder un contact constant avec des gens que je ne devrais voir qu'épisodiquement, comme mon ex, par exemple.

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Pour la première fois depuis au moins quatre ans, j'ai aussi pris une semaine de vacances, avec Miss Puce. Premier constat difficile, il m'est insupportable de passer sept jours, 24 heures sur 24, avec un autre être humain. Et quand c'est autre être humain est très amoureuse de moi, c'est encore plus difficile. Parce que même inconsciemment, Puce est très en demande, et il y a des moments où juste ça me fatigue.

Il a suffit que je passe quarante-huit heures à nouveau seul pour que ça aille mieux. Dans un prochain texte je reviendrai sur ce "seul", tellement symptomatique de moi. Vous verrez, c'est passionnant de prise de conscience, très triste et fataliste aussi.

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J'ai pris un gros coup de vieux pendant cette semaine. Mon premier vrai coup de vieux sur la tronche. Je me baladais donc avec Puce, dans un de ces lieux que j'avais déjà visités dans mon enfance. Et puis soudain je me suis souvenu que les souvenirs qui venaient dataient d'il y a vingt ans… Il y a vingt ans… Ca fait mal ça comme prise de conscience.

Le premier coup de vieux c'est le jour où tu te rends compte que tu as des souvenirs précis qui datent de vingt ans.

J'aime pas août.